Base de Vitesse : réouverture imminente !

Base de Vitesse : réouverture imminente !

Dimanche 26 septembre 2021

Base de Vitesse : réouverture imminente !

Après neuf mois d’inactivité, la Base de Vitesse reprendra du service le vendredi 1er octobre 2021. Pour le plus grand plaisir des amoureux de la glisse, cette animation « made in Brest » est de retour sous un format novateur, 100% gratuit, et affiche d’ores et déjà un plan de croissance ambitieux à l’horizon 2022.

Reprise des challenges de vitesse dès le 1er octobre 2021

A l’impossible nul n’est tenu : contrainte à une mise en veille forcée par la crise sanitaire du Covid-19, la Base de Vitesse annonce aujourd’hui son grand retour, et ce pour une période durable, forte du soutien d’une équipe de professionnels et de bénévoles.

A l’Ouest, du nouveau ! Si l’enjeu numéro un de la Base de Vitesse reste inchangé, à savoir être le plus rapide lors d’un sprint sur une distance de 500 mètres à bord du support nautique de son choix (volant ou non, à la voile ou à la rame), la compétition s’articule désormais autour d’une multitude de challenges.

Ainsi, chaque participant peut tirer son épingle du jeu dans le cadre d’une compétition multi-critères, allant du rider le plus endurant (la plus grande distance parcourue), au plus habile (manœuvres / jibes), en passant par le plus rapide (meilleure Vmax), sans oublier le meilleur sprinter (meilleure vitesse sur 500m). Le challenge se déroule dans le cadre d’une pratique en totale autonomie, au sein d’une zone de navigation définie. Chaque participant doit se munir d’un système GPS pour enregistrer sa session. De retour à terre, il ne reste plus qu’à télécharger sa trace en ligne sur le site de la Base de Vitesse pour rejoindre le classement.

Grande nouveauté de cette rentrée : si l’inscription à l’animation de la Base de Vitesse coûtait autrefois la modique somme de 15€ / an, elle est désormais gratuite, pour les mineurs (autorisation parentale nécessaire) comme pour les adultes.

« Je suis absolument ravi de voir la vitesse renaître à nouveau suite à la période Covid. Ce nouveau modèle de Base de Vitesse est définitivement tourné vers l’expérience utilisateur, avec l’ambition de se positionner sur le long terme grâce à une organisation mixte composée de professionnels et de bénévoles 

Ewan Lebourdais, Président de l’association Base de Vitesse

Des événements toute l’année

Si les runs de vitesse impulsent une dynamique quotidienne à la Base de Vitesse, d’autres challenges viennent ponctuer l’année, à l’instar des championnats saisonniers, des concours de jibes ou des défis thématiques.

La soirée annuelle de remise des Prix est bien évidemment reconduite. Ainsi, une grande fête est déjà programmée à Brest fin janvier 2022, et visera à récompenser les champions des éditions 2020 et 2021.

Enfin, un nouvel événement s’inscrira au calendrier de la Base de Vitesse : provisoirement nommé « week-end intermédiaire », ce rendez-vous réunira au printemps 2022 de nombreux acteurs du nautisme (marques, commerces, sportifs de haut niveau, partenaires…) autour d’un challenge de vitesse organisé dans des conditions musclées.

Une application en ligne inédite et performante

Après avoir connu deux grandes phases de développement et expérimenté diverses solutions techniques, l’équipe de la Base de Vitesse a mis les bouchées doubles pour concevoir une application en ligne plus performante et ergonomique.

Ainsi, le nouveau site est propulsé par un « moteur » développé sur mesure par Thierry Postec, ingénieur brestois passionné et converti aux challenges de vitesse. Ce dernier est conçu pour analyser et corriger les traces téléchargées en ligne, de manière à en filtrer le meilleur tronçon de vitesse sur 500 mètres. Le site est aujourd’hui capable de traiter une infinité de formats de traces GPS (.gpx, .fit, .sbn…) grâce à des serveurs ultra rapides. Ainsi, en synchronisant son GPS avec son téléphone, les traces peuvent être enregistrées sur le site dès la sortie de l’eau, à l’issue de la session.

Côté design, l’interface utilisateur a également fait peau neuve. Le site Internet dévoile notamment une nouvelle identité graphique, grâce au travail de Maxime Poriel, webmaster, et de Mariamma Merandon, graphiste.

Les anciens utilisateurs du site devraient rapidement y retrouver leurs habitudes : accès multi-bases, tableau des scores et classements, espace rider personnalisable et statistiques à la clé…

Vers un challenge national avec la Fédération Française de Voile

Forte de plus de sept années d’expérience, la Base de Vitesse présente aujourd’hui un modèle duplicable à l’infini, comme en témoigne son mode de gestion multi-bases à travers un site Internet unique.

Aujourd’hui, l’animation ambitionne de pousser le curseur d’un cran, en déployant son modèle sur l’ensemble du territoire français. Un rapprochement est actuellement en cours auprès de la Fédération Française de Voile pour évoquer l’organisation de challenges et de classements nationaux.

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Été 2021 : des performances de haut vol pour les sportifs de la West Team

Été 2021 : des performances de haut vol pour les sportifs de la West Team

Jeudi 12 août 2021

Été 2021 : des performances de haut vol pour les sportifs de la West Team

Les graines de champions accompagnées par la West Team cette saison sont décidément bourrées de talent ! A commencer par le duo formé par Camille Lecointre et Aloïse Retornaz, qui a remporté début août la médaille de Bronze aux Jeux Olympiques de Tokyo dans la catégorie 470 féminin ! De leur côté, Margaux Billy et Léo Maurin ne sont pas en reste : les deux régatiers ont été sacrés vice-champions du Monde Jeunes en Nacra 17 début juillet. Enfin, Yaël Poupon et Victor Le Pape ont quant à eux vécu leurs premières confrontations en Figaro 3. Retour en paroles et en images sur cet été particulièrement studieux pour nos sportifs !

Une médaille olympique pour Camille Lecointre et Aloïse Retornaz en 470

Cet été, tous les regards étaient braqués sur le binôme formé par Camille Lecointre et Aloïse Retornaz, en lice aux Jeux Olympiques de Tokyo dans la catégorie 470 féminin. Toute deux entraînées au Pôle France de Brest, les deux sportives se sont battues comme des lionnes, en disputant cinq journées de compétition sur le plan d’eau nippon (soit dix manches au total). Deuxièmes au classement général provisoire à la veille de la medal race, elles ont couru le mercredi 4 août une manche ultime, à l’issue de laquelle elles se sont classées troisièmes, décrochant ainsi la médaille de Bronze. La deuxième d’affilée pour Camille Lecointre, qui avait déjà emporté le Bronze lors des Jeux Olympiques de Rio en 2016, et la première pour Aloïse.

« Notre première réaction, c’est un petit peu de déception car ce matin on était à la deuxième place et on savait que ça allait être très compliqué parce que l’Or était quasiment impossible à atteindre et on avait pas mal de concurrentes à nos trousses. On savait que ce ne serait pas évident et cela s’est joué jusqu’aux derniers mètres avant l’arrivée. Je suis hyper heureuse, j’ai été très émue sur le podium. C’est là que l’on se rend compte, que l’on savoure le moment »

… racontait Camille Lecointre à l’issue de la dernière manche de medal race

« C’est beaucoup d’émotions d’être médaillée Olympique ! J’ai tellement rêvé de ce moment… On a tout donné ! »

Aloïse Retornaz

Margaux Billy et Léo Maurin sacrés vice-champions du Monde jeunes en Nacra 17

Après une semaine d’entraînement en Italie au contact de la crème de la crème en Nacra17, Margaux Billy et Léo Maurin se sont alignés au Championnat du Monde Jeune de Gdynia (Pologne), du 7 au 11 juillet 2021. Une compétition lors de laquelle la ténacité du duo s’est vue récompensée par le titre de vice-champions du Monde Jeunes !

« Après une semaine riche en émotion avec des hauts et des bas, nous avons toujours su nous remobiliser et trouver des ressources au plus profond de nous. Nous sommes super fiers de cette performance qui récompense de nombreuses heures de travail depuis que nous avons commencé à naviguer en Nacra 15, puis en Nacra 17 ! »

Yaël Poupon et Victor Le Pape : premières gammes en Figaro 3

C’est officiel : Yaël Poupon et Victor Le Pape ont fait leur entrée dans la compétition au sein de la Classe Figaro ! Après une participation au Tour de Bretagne (en équipage) et à la Solo Guy Cotten, les deux navigateurs en herbe disputent actuellement la Rolex Fastnet Race en duo à bord du Figaro AD Fichou – Innoveo / Bihannic. Cette course mythique de 695 milles nautiques les a d’abord conduits à Cowes (Angleterre) pour le départ, les invitant à remonter en mer celtique vers le célèbre phare du Fastnet, avant de mettre le cap vers leur destination finale, Cherbourg-en-Cotentin :

« Nous avons vécu une super expérience sur la Solo Guy Cotten. Comme son nom l’indique, cette course se déroulait en solitaire et nous étions donc adversaires avec Victor. Notre objectif était le suivant : apprendre à mieux nous connaître dans le cadre d’une configuration en solitaire, tout en gardant le contact avec la flotte. A l’issue de cette épreuve, j’ai listé de nombreuses pistes de travail pour m’améliorer. Désormais, place au Fastnet, avec un format en double et un parcours de 695 milles nautiques, aux côtés de plus de 300 bateaux ! Une chose est sûre : cette compétition s’annonce riche en apprentissages »

… assure Yaël

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La West Team flèche 6500€ vers trois projets sportifs pour la saison 2021

La West Team flèche 6500€ vers trois projets sportifs pour la saison 2021

Jeudi 17 juin 2021

La West Team flèche 6500€ vers trois projets sportifs pour la saison 2021

La West Team confirme son engagement auprès de la filière nautique brestoise en reversant la somme de 6 500€ à trois projets tournés vers l’olympisme et la course au large. Après une année 2020 ‘‘presque’’ blanche, tant aux niveaux sportif qu’événementiel, cette initiative impulse une nouvelle dynamique à cette organisation ‘‘made in Brest’’ fondée en 2014, et à son club de partenaires, le Lab. 

Encourager les talents locaux

Au printemps 2021, la West Team a renouvelé son soutien auprès de trois projets nautiques ambitieux : Camille Lecointre et Aloïse Retornaz (prétendantes à la médaille d’Or aux Jeux Olympiques de Tokyo en 470), Margaux Billy et Léo Maurin (Nacra 17), et Yaël Poupon et Victor Le Pape (Figaro Bénéteau 3).

Grâce à une bonne gestion financière, la somme de 6500€ a été fléchée vers ces six sportif(ve)s ‘‘made in’’ Brest.

Par cette initiative, la West Team et ses partenaires publics et privés affirment leur engagement auprès des ‘‘pépites’’ locales, et prolongent leur accompagnement bienveillant initié depuis l’été 2019. Rappelons que 15000€ avaient été distribués à l’époque entre six projets nautiques individuels, en partenariat avec Brest Bretagne Nautisme

« Cette initiative résonne comme un joli pied de nez à l’année 2020, durant laquelle l’activité nautique était au point mort en raison de la crise sanitaire, avec l’annulation quasi-totale des rencontres sportives. Nous sommes fiers d’avoir su trouver les ressources nécessaires pour prolonger l’expérience de 2019, en soutenant des projets que nous avons suivi de près au cours des deux dernières années. Ces actions sont riches de sens nos partenaires, qui ont pu tisser des relations privilégiées avec les sportif(ve)s. Si le billet que nous mettons sur la table peut paraître dérisoire par rapport à d’autres sponsors, il s’agit à notre échelle d’un geste réellement dimensionnant, concret et immédiatement « palpable » pour les sportifs. Les trois projets que nous accompagnons en 2021 nous ont déjà affirmé que cette aide financière allait leur permettre d’investir dans du nouveau matériel, des vêtements techniques, d’amortir leurs frais logistiques (transports…) ou les coûts inhérents à leur préparation physique et mentale »

… explique Ewan Lebourdais, Président de la West Team

« Ils ont dit » : la parole aux jeunes

« Pour nous la West Team est une rampe de lancement vers le professionnalisme. J’ai notamment eu la chance d’être sélectionné pour naviguer en Diam 24 et participer à deux éditions du Tour Voile en 2018 et 2019. J’y ai appris le partage, l’esprit d’équipe, le souci du détail et le goût du dépassement de soi. La West Team nous a accompagnés, Margaux et moi, dans le lancement de notre projet, en nous permettant de tirer nos premiers bords en duo à bord du Flying Phantom de l’équipe. La West Team voguait encore à nos côtés lorsque nous nous sommes lancés dans un projet en Nacra 15 puis en Nacra 17. Et ce partenariat se poursuit aujourd’hui, pour notre plus grand plaisir. Nous sommes fiers de porter les valeurs de notre région et de ses acteurs économiques à travers notre projet, en représentant cette grande famille qu’est la West Team ! » 

Léo Maurin, 22 ans

« La West Team a incarné un véritable tremplin à l’issue de mon parcours en Laser. J’ai pu découvrir et apprendre la navigation en multicoque (Diam 24) ainsi que l’organisation d’un projet d’équipe avec des moyens importants. Mon rôle de skipper m’a notamment enseigné le sens des responsabilités, et j’ai eu la chance, par l’intermédiaire du « West Team Lab », de rencontrer de nombreux dirigeants d’entreprises, dont certains m’accompagnent aujourd’hui en tant que sponsors titres. Avec mes équipiers en Diam 24, nous avons connu des moments de doutes et traversé de nombreuses épreuves, avec également de très belles victoires à la clé (je pense notamment au Prix Antargaz de la Super Combativité qui nous a été décerné par Michel Desjoyeaux à l’issue du Tour Voile 2019). Je suis très heureux que la West Team ait choisi d’embarquer avec moi dans ce projet en Figaro 3. Ensemble, nous allons poursuivre l’écriture de cette belle histoire »

Yaël Poupon, 21 ans

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Spi Ouest-France 2020 : un tour de chauffe concluant !

Spi Ouest-France 2020 : un tour de chauffe concluant !

Jeudi 16 juillet 2020

Spi Ouest-France 2020 : un tour de chauffe concluant !

12e / 22 ! C’est le très honorable classement obtenu par le Diam 24 emmené par Yaël Poupon sur la 42e édition du Spi Ouest-France – Destination Morbihan, organisée du 24 au 27 septembre à la Trinité-sur-Mer ! Au total, sur les trois journées de compétition, la flotte des Diam 24 aura couru sept manches (dont six retenues par le Comité de course).

Vendredi, les conditions météo toniques n’ont pas permis aux Diam 24 (ni aux autres bateaux légers) de régater.

Si la journée du samedi s’annonçait sous de meilleurs auspices d’un point de vue météorologique, les équipages ont dû patienter jusqu’en début d’après-midi pour partir sur l’eau, en raison du blocage du port organisé par des pêcheurs manifestants. Les vingt-deux Diam 24 engagés ont ainsi enchaîné quatre manches sous un vent particulièrement variable, provoquant de nombreux changements dans le classement au fil des différentes courses.

Enfin, ce dimanche a accueilli les participants sous un vent d’une vingtaine de nœuds, forcissant en milieu de journée et offrant l’opportunité aux Diam 24 de courir trois manches supplémentaires :

« C’était une belle journée ! Nous avons dû mettre un ris dans la grand-voile car les conditions de navigation s’annonçaient sportives à la Trinité-sur-Mer. Nous avons affiché de belles vitesses lors des trois manches du jour. Quelques bricoles à bord nous ont un peu embêtés mais, dans l’ensemble, nous sommes satisfaits de notre performance ! Le stage de cinq jours en amont de l’événement nous a permis de progresser, même s’il y a encore du boulot ! C’était notre première régate de l’année, la prochaine épreuve pour nous sera la Normandie Cup, à la mi-octobre. D’ici là, nous allons continuer à nous entraîner ! »

Yaël Poupon, skipper

Erwan Le Mene Ecotree

De gauche à droite : Pierre-Louis Perrinet, Fernando leao et Yaël Poupon, parés pour la compétition à bord du Diam 24 West Team !

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Interview : EcoTree, devenir propriétaire d’arbres sur Internet pour un investissement durable

Interview : EcoTree, devenir propriétaire d’arbres sur Internet pour un investissement durable

Interview d'entreprises membres du Lab de la West Team Brest Finistère

Jeudi 16 juillet 2020

– Erwan Le Méné –

EcoTree

Devenir propriétaire d’arbres pour un investissement durable

Erwan Le Mene Ecotree

Erwan Le Méné a fondé la société EcoTree en 2015, employant aujourd’hui 35 salariés répartis dans les bureaux de Brest, Paris et Copenhague

Ingénieur de formation et diplômé d’un master en finance, Erwan Le Méné, 36 ans, a travaillé pendant plus de dix ans dans des établissements bancaires, à l’image du Crédit Mutuel Arkéa. En 2015, cet amoureux de la nature donne une nouvelle impulsion à sa carrière en développement sa propre société, engagée pour l’environnement et le développement durable : EcoTree.

Fraîchement membre du Lab, Erwan nous parle de son projet et partage sa vision de la West Team dans une nouvelle interview exclusive !

« Contrairement à certains cercles d’affaires, on ne vient pas au Lab que pour du business, mais bien pour créer un réseau solide, aux côtés d’entrepreneurs avec lesquels on a envie de travailler et sur lesquels on peut vraiment s’appuyer »

Erwan Le Méné

Parle-nous d’EcoTree ?

« EcoTree permet à des entreprises et à des particuliers d’investir dans la forêt de manière unitaire, en devenant propriétaire d’un arbre. Un investissement qui leur permet par la suite de profiter de l’intégralité des bénéfices de cet arbre, qu’ils soient d’ordre financier (au moment de la récolte) ou environnemental, puisque cet arbre va absorber du CO2 tout au long de sa vie.

La vocation d’EcoTree se résume en deux points : l’amélioration sylvicole et le reboisement. Nous rachetons des forêts en carence de gestion ou en impasse sylvicole, que nous entretenons et au sein desquelles nous replantons des arbres. Toutes nos forêts sont en sylviculture irrégulière, c’est-à-dire que l’on y trouve des arbres de tous les âges avec des essences différentes, mêlant systématiquement des feuillus et des résineux. Tout l’inverse de la monoculture, qui est absolument catastrophique pour la biodiversité ! Dans ce sens, nous faisons intervenir plusieurs associations et écologues pour optimiser la biodiversité au sein de nos espaces forestiers ; c’est un vrai sujet chez nous, qui nous passionne. Nos forêts se situent principalement en Bretagne, dans le Limousin, en Mayenne et en Bourgogne, avec quelques petits bois en île de France. En 2020, EcoTree fédère 35 salariés. Six d’entre eux sont basés à Copenhague (Danemark), où nous avons ouvert un bureau en 2019, cinq autres travaillent à Brest et le reste de l’équipe opère depuis Paris.

La démarche EcoTree n’encourage en aucun cas le greenwashing* mais défend le développement durable intelligent, en invitant nos clients à associer l’achat d’un arbre à un événement particulier (ouverture d’un nouveau contrat, accompagnement d’un nouveau client, construction de bureaux, naissance, départ à la retraite…etc.). Il existe de nombreuses raisons d’investir dans un arbre ou une forêt et nous y voyons également un formidable levier en termes de storytelling pour nos investisseurs professionnels vis-à-vis de leurs clients ou partenaires.

Sur le plan financier, les professionnels ont aujourd’hui besoin de souplesse. Prenons l’exemple d’une entreprise de transports. Hier, elle n’avait pas d’autres choix que d’acheter de la tonne carbone sur Internet pour compenser ses émissions de CO2. Elle dépensait donc chaque année une certaine somme qui impactait directement son compte de résultat au poste de charge. EcoTree aborde cette problématique différemment, en invitant les entreprises à investir cette somme dans l’achat d’arbres sur nos forêts. Cet investissement est au bilan de l’entreprise en tant qu’actif, au même titre qu’un bien immobilier. Et cerise sur le gâteau : cet actif prend de la valeur dans le temps en produisant un certificat carbone chaque année, authentifié par Bureau Veritas ! Avec EcoTree, l’entreprise joue le jeu du reboisement et en tire un bénéfice pendant près de 30 ans. »

Quelles sont les raisons qui t’ont amené à te lancer dans un tel projet ?

« Très attaché au bien-être de notre environnement, j’ai dressé plusieurs constats, qui ont donné naissance à EcoTree. Et pourtant, au départ, je n’avais pas forcément pensé à la forêt… Ma première idée est partie du principe que le développement durable était incontestablement le principal enjeu du XXIe siècle. Il suffit d’imaginer que les Chinois ou les Indiens se mettent à consommer comme les Américains pour se figurer l’ampleur du désastre écologique qui pourrait en découler. C’est assez simple de faire les calculs Mon deuxième constat a été le suivant : nous sommes la première génération à vivre au quotidien les conséquences du réchauffement climatique, et nous pourrions bien être la dernière… Il y a une forme d’urgence à agir rapidement. Enfin il y a un dernier point qui tient davantage à ma formation et à ma conception de l’économie : je n’arrive pas à comprendre pourquoi le coût écologique d’un bien ou d’un service n’est pas présent dans son coût global. Il me semble complètement anormal aujourd’hui de se faire livrer une brosse à dent en douze heures par Amazon, à un prix dérisoire. A la vue des moyens humains et matériels mis en œuvre pour mener cette livraison dans un temps record, le prix de cette brosse à dents devrait être ré-évalué à 20 euros, incluant le coût de son impact écologique ! Nous vivons dans un monde où l’on est préoccupé par l’environnement mais, de manière paradoxale, lorsqu’il s’agit de consommation, on veut tout, tout de suite, et l’on est incapable d’attendre, de mutualiser, de massifier. Face à tous ces constats, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire pour résoudre cette problématique environnementale et cette question de transition énergétique et écologique. En France, la réponse est assez simple : on met des impôts. Depuis dix ans il y a le bonus / malus sur les voitures, la taxe carbone, les taxes sur le transport aérien, les taxes sur le recyclage des biens de grande consommation… Globalement il y a des taxes partout ! Je me suis dit que ce n’était pas possible de résoudre ce problème si important de cette manière. Selon moi, on fait les choses à l’envers !

Je me suis beaucoup inspiré des pays scandinaves, qui ont clairement vingt ans d’avance sur nous ! Plutôt que de punir les mauvais comportements, ils valorisent les bonnes pratiques. Et cela s’applique dans de nombreux domaines ! Par exemple, une entreprise qui a un taux d’absentéisme faible paiera moins d’impôts qu’une entreprise dont le même taux est plus élevé. Ce qui pousse les entreprises à bien s’occuper de leurs salariés. Pourquoi y a-t-il autant de vélos au Danemark, alors qu’il y pleut plus qu’à Brest ? Tout simplement parce que l’indemnité kilométrique est remboursée au même tarif que la voiture ! Autre exemple : on ne trouve aucune bouteille par terre parce que ces dernières sont consignées, qu’elles soient en verre ou en plastique. Je me suis dit qu’il fallait recréer cette dynamique en France, en valorisant ceux qui font bien. C’est-à-dire en faisant comme j’aime le penser du développement durable non punitif. C’est comme ça qu’est née EcoTree. »

Un mot sur l’actualité d’EcoTree ?

« Nous avons récemment obtenu la certification pour l’attestation de CO2 sur nos forêts par Bureau Veritas, ce dont nous sommes très fiers. Pour nos clients professionnels, cela représente un véritable actif supplémentaire. Par ailleurs, nous bénéficions d’une activité post-covid particulièrement bien perçue. EcoTree s’inscrit dans le bon sens de l’histoire, en répondant de manière très concrète aux enjeux environnementaux actuels. Au sortir de la crise, les entreprises veulent reprendre leur activité sous un angle différent, en plaçant l’écologie et le développement durable au cœur de leurs préoccupations. C’est une manière pour elles de repartir d’un meilleur pied.

Enfin, nous sommes toujours très actifs dans le cadre du développement de nos forêts. Nous avons récemment planté des forêts miyawaki, c’est-à-dire des forêts avec des essences premières d’arbres, aux origines millénaires. Nous avons installé près de 300 ruches dans toutes nos forêts pour favoriser la pollinisation et redonner vie aux abeilles, nous réalisons nos travaux en zéro pesticide, tout est bio et nous n’utilisons aucun engrais. Nous retravaillons également des zones humides qui préservent la biodiversité, nous réalisons des plantations de haies mellifères ou encore, plus récemment, des lâchés de chauve-souris dans nos espaces forestiers ! Autant de sujets passionnants qui nous animent chaque jour et autour desquels nous développons de vrais programmes pour que les forêts que nous reprenons soient des bassins présentant la meilleure biodiversité possible. »

Comment s’est déroulée ta première rencontre avec la West Team ? 

« Comme beaucoup d’autres membres j’imagine, ma première rencontre avec la West Team s’est déroulée par l’intermédiaire d’Ewan. Nous nous connaissons tous les deux depuis un bout de temps. Voyant qu’EcoTree se développait et suite à notre récente installation sur Brest, il m’a parlé de la West Team, des gens qui la composent et m’a proposé d’intégrer le Lab l’année dernière. »

Qu’est-ce qui t’a poussé à rejoindre le Lab, le club d’entreprises de la West Team ?

« Pour être tout à fait honnête, je dois bien avouer que le Lab réunit plein de gens très sympas ! On passe toujours un très très bon moment lors des événements West Team. En tant qu’entrepreneurs, nous avons besoin de nous retrouver pour échanger, rencontrer… Nous partageons tous ce même sens du business et du risque et vivons tous des montagnes russes qui sont importantes d’un point de vue émotionnel. Je pense que le ciment qui me lie à la West Team, c’est de voir d’autres entrepreneurs qui ont pris des risques comme moi, qui vivent les mêmes angoisses que moi quand c’est dur et les mêmes euphories quand tout va bien. Les membres du Lab partagent des aspirations communes pour le domaine maritime, pour la voile, notre région et pour l’environnement de manière générale, dans lesquelles je me reconnais complètement. Je suis fasciné par les grands espaces, la mer, l’odeur de l’iode, le vent… En tant que breton, c’est ancré dans mes veines !  Je suis très heureux de pouvoir vivre cette passion avec d’autres personnes qui partagent cette même sensibilité. »

En quoi les valeurs de la West Team et d’EcoTree se rejoignent-elles ?

« Je mettrais en avant deux valeurs fortes : la bienveillance et l’exigence. Pour moi, les deux vont de pair. Chez EcoTree, nous sommes toujours bienveillants les uns envers les autres. Nous nous entendons tous merveilleusement bien. On sait à quel point c’est important d’être là et disponible dans certains moments de la vie, quand on attend un enfant, quand on ne va pas bien, quand on a un parent malade ou un grand-parent qui décède… Je retrouve cette bienveillance au sein de la West Team. Entre membres, nous serons naturellement enclins à lier des liens d’amitié et à avoir envie de travailler ensemble.  Ce qui n’exclut en rien une forme d’exigence réciproque ! Quand on se sert la main, on s’engage, et on le fait bien. Quand je conclus un partenariat avec l’un des membres de la West Team, j’ai une confiance totale dans la qualité du travail qui va m’être livré. »

« Il ne serait pas délirant de voir la West Team accompagner un jour un bateau sur la Route du Rhum, et pourquoi pas sur un Vendée Globe ! »

Erwan Le Méné

En quoi le Lab se distingue-t-il des autres réseaux d’affaires ?

« Je fais partie d’autres clubs d’entreprises où je sens bien que les relations ne sont pas complètement sincères. Contrairement à ces cercles d’affaires, on ne vient pas au Lab que pour du business, mais bien pour créer un réseau solide, aux côtés d’entrepreneurs avec lesquels on a envie de travailler et sur lesquels on peut vraiment s’appuyer. Pour moi le Lab, c’est plus un réseau de fond. »

La West Team en trois mots ?

« Passion, risque et plénitude »

Le Lab en trois mots ?

« Valeurs, pérenne, aspiration »

Comment imagines-tu la West Team de demain ? 

« S’il n’y a pas de limites, j’imagine un réseau qui s’étendrait à l’échelle nationale ! Les membres partageraient des valeurs et aspirations communes, avec cette même volonté de fréquenter des personnes en lesquelles ils ont confiance et avec lesquelles ils ont plaisir à échanger. Je verrais bien un bâtiment étendard de la West Team à Brest et pourquoi pas une annexe à Paris. Ce lieu deviendrait une forme de repère pour tous les entrepreneurs du Lab qui partagent le même ADN et les mêmes atomes crochus en lien avec la mer. Riche de ce réseau national, il ne serait pas délirant de voir la West Team accompagner un jour un bateau sur la Route du Rhum, et pourquoi pas sur un Vendée Globe ! »

*Grennwashing : Le greenwashing, aussi nommé écoblanchiment ou verdissage, est un procédé de marketing ou de relations publiques utilisé par une organisation dans le but de se donner une image de responsabilité écologique trompeuse.

Retrouvez-les en ligne :

EcoTree, vente d’arbres sur Internet pour un investissement durable 

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