Interview d'entreprises membres du Lab de la West Team Brest Finistère

Jeudi 4 juin 2020

– Michel Peters –

Bretlim Fortuny

Avocats spécialisés dans le droit des sociétés à Brest

Cabinet d'avocats Bretlim Fortuny

Michel Peters a rejoint le groupement d’avocats Bretlim Fortuny en 2014 et prodigue ses conseils aux PME-PMI, en Bretagne et jusqu’à Paris

Michel Peters exerce la profession d’avocat depuis 2001 et a rejoint le groupement Bretlim Fortuny en 2014. Aujourd’hui spécialiste du droit des sociétés et du droit fiscal, il a démarré sa carrière dans le domaine du négoce international. C’est de cette longue expérience (18 ans) vécue au cœur d’une grande entreprise qu’il a su développer sa capacité d’écoute et de conseils, aujourd’hui très précieuse aux yeux de ses principaux interlocuteurs, les PME-PMI.

Rencontre avec l’un des membres historiques du West Team Lab.

« Le Lab nous offre cette liberté et cet état d’esprit « décomplexé » nous permettant de rencontrer d’autres acteurs de notre territoire, sans aucune obligation d’engagement les uns envers les autres. La confiance réciproque est la clé de toute collaboration.»

Michel Peters

Parle-nous de Bretlim Fortuny ?

« Pour bien comprendre, un petit retour en arrière s’impose. Pour moi, l’aventure démarre en 2001, lorsque je me lance dans la profession d’avocat à travers la création d’une SELARL. Ma carrière prend un tournant en 2014, au cours d’une rencontre avec deux autres avocats. Nous décidons alors d’opérer une fusion de nos cabinets et de nous associer au sein d’une même structure : la société « Bretlim », contraction des noms de nos régions d’origine (Bretagne et Limousin). A l’époque, j’avais déjà pressenti que la mise en commun de moyens (organisationnels, informatiques, documentaires…etc.) était une force et une opportunité à saisir dans le cadre de ma profession, d’ordinaire très solitaire. Plus récemment, la crise sanitaire du Covid-19 m’a complètement conforté dans cette décision d’opérer ce rapprochement avec d’autres confrères. L’année 2016 marque un jalon supplémentaire dans la construction de notre projet, avec l’arrivée d’un nouvel associé, « Fiduciaire Fortuny », implanté à Paris, dans le 17e. Son cabinet abrite aujourd’hui le siège de notre société, renommée « Bretlim Fortuny » suite à cette nouvelle fusion.

Bretlim Fortuny rayonne aujourd’hui sur le territoire national, avec une présence marquée sur le grand-ouest, à travers cinq cabinets associés implantés à Brest, Blois, Saint-Nazaire Guérande, Paris et Villefranche-sur-Saône. Notre groupement d’avocats réunit à ce jour une quarantaine de personnes, parmi lesquels neuf associés, avec une spécialisation très marquée dans le droit de l’entreprise. »

Un mot sur les tendances actuelles au sein de ta société ?

« Difficile de faire l’impasse sur l’actualité forte liée à la crise sanitaire du Covid-19… Durant les deux mois de confinement, nous avons assisté à une vague de « câlinothérapie » de la part des banques, des comptables et d’autres structures de conseils, qui ont submergé les chefs d’entreprises en informations, afin de les accompagner dans la gestion de la crise. Si l’objectif premier visait à les rassurer, nous avons constaté que ces flux incessants de données pouvaient également se transformer en sources de stress pour les entreprises. Au sein de notre cabinet Bretlim Fortuny, nous avons pris le parti de ne pas surcharger nos clients avec d’autres informations, mais de renforcer notre cellule d’écoute par mail et téléphone. Cette proximité avec le tissu des PME-PMI locales nous a permis de (re)découvrir un monde entrepreneurial combatif, avec une très grande résilience de la part des chefs d’entreprises qui, de mon point de vue, ont été remarquables. Tout au long de cette période préoccupante, les entreprises sont restées dynamiques, les banques, les cabinets d’experts comptables, les services postaux et bancaires ont continué de fonctionner. A plusieurs reprises, notre société a été amenée à gérer des protocoles d’accord de cession ou d’acquisition d’entreprises. Je n’ai pas cette image aussi négative que celle qui nous a été rapportée par la plupart des médias. A mon goût, on nous a montré trop peu d’images de la France qui a continué de travailler. Bien entendu, nous nous attendons à devoir gérer une vague importante de restructuring dans les années à venir.

Au delà de cette actualité omniprésente, et pour évoquer notre stratégie sur le long terme, Bretlim Fortuny tend à poursuivre sa croissance et son développement, en ouvrant son capital dans le but d’accueillir de nouveaux associés. Par ailleurs, nous assistons aujourd’hui à une très forte  féminisation de notre profession. Il suffit d’aller jeter un œil sur notre site Internet pour s’en rendre compte ! »

Parle-nous de ta première rencontre avec la West Team ?

« Comme beaucoup d’autres membres du Lab, je me suis rapproché de la West Team par l’intermédiaire d’Ewan Lebourdais. C’était il y a deux ans déjà. Il m’avait alors fait part d’une intuition forte qui était la sienne et qui s’est ensuite rapidement concrétisée par la création de notre réseau d’affaires brestois. Son dynamisme et son engagement ont permis de cristalliser un certain nombre d’énergies autour du milieu sportif, grâce à ce lien formidable qui nous unit : la mer. L’idée de permettre aux professionnels brestois de se rencontrer m’a immédiatement séduit. Je suis très heureux de figurer aujourd’hui parmi les membres associés fondateurs de cette belle aventure. »

« Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il y ait aujourd’hui de la place pour un West Team méditerranéen, à Marseille ou ailleurs ! »

Michel Peters

Quelles sont les valeurs communes partagées par Bretlim Fortuny et la West Team ?

« Les premières valeurs que nous partageons gravitent autour des hommes et des femmes qui composent le groupe. Sans l’humain, on ne fait rien. La transmission pérenne des savoirs fait également partie de nos préoccupations actuelles. Au sein de notre cabinet, il s’agit d’une demande forte des avocats « seniors » vers les plus jeunes, afin que chacun puisse s’épanouir du mieux possible au sein du groupe. J’assiste à cette même volonté avec la West Team, à travers la formation et l’accompagnement de jeunes régatiers sur les circuits sportifs, avec une ambition forte de professionnalisation.»

Si tu devais décrire la West Team en 3 mots ?

« Énergie, bienveillance, aventure »

Et le Lab ?

« Anti-BNI, bienveillance, rencontres »

En quoi le Lab se distingue-t-il des autres réseaux d’affaires ?

« Une chose est sûre : il m’est aujourd’hui impossible de concevoir une obligation morale ou statutaire de travailler avec qui que ce soit sous prétexte d’appartenir à un même réseau. Aujourd’hui, mon vrai luxe est de pouvoir choisir mes partenaires de travail. Le Lab nous offre cette liberté et cet état d’esprit « décomplexé » nous permettant de rencontrer d’autres acteurs de notre territoire, sans aucune obligation d’engagement les uns envers les autres. La confiance réciproque est la clé de toute collaboration.»

Y a-t-il un projet qui te tienne plus à cœur que les autres au sein de la West Team ?

« Je m’estime extrêmement chanceux de pouvoir approcher de près tous ces beaux jouets flottants à l’image du Diam 24, du Flying Phantom ou du Class A. Ça doit être mon côté téméraire qui parle ! (rires) J’ai déjà eu l’occasion d’effectuer une sortie sur l’eau aux côtés de Félix Pruvot, l’entraîneur de la West Team ; avec un skipper de son acabit, on se sent pleinement en sécurité ! Au-delà de cet aspect purement sportif, je suis très heureux d’être en contact avec tous ces jeunes, qui ont des rêves plein la tête ! »

Comment imagines-tu la West Team de demain ?

« Le Lab, notre club d’entreprises brestois, est aujourd’hui en pleine phase d’expansion. D’un point de vue structurel, il serait intéressant de déterminer le nombre « magique » de membres permettant de trouver un juste équilibre entre l’investissement financier de chacun et un budget de fonctionnement ambitieux. Une fois ce modèle économique éprouvé et approuvé, j’imagine sans problème la possibilité de le transposer dans d’autres régions françaises, à commencer par la Bretagne sud, pour descendre ensuite vers le sud-ouest et la Méditerranée. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il y ait aujourd’hui de la place pour un West Team méditerranéen, à Marseille ou ailleurs ! »

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Bretlim Fortuny : avocats spécialisés dans le droits des sociétés à Brest

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Header : © Maxime Poriel – Photo portrait Michel Peters : © Ewan Lebourdais – © Freepik