Interview d'entreprises membres du Lab de la West Team Brest Finistère

Jeudi 18 juin 2020

– Marc Le Gall –

Le Reprographe

Imprimerie à Guipavas (Brest, Bretagne, Finistère)

Le reprographe - Imprimerie du Finistère

Marc Le Gall a créé la société Le Reprographe, spécialisée dans l’impression numérique, le 1er avril 1995 à Guipavas.

Marc le Gall est à la tête du Reprographe, entreprise spécialisée dans l’impression numérique depuis plus de vingt-cinq ans. Curieusement, c’est en tant que shipchandler qu’il démarre sa carrière, avant d’occuper le poste d’assistant de communication au sein d’une agence brestoise. Il plonge ensuite dans l’univers de la presse écrite et devient directeur de publication d’un hebdomadaire rennais gratuit spécialisé dans l’immobilier. A la fin des années 80’, le Télégramme lui offre un poste similaire en lui confiant la ligne éditoriale de son hebdo gratuit.

En 1995, Marc se lance un nouveau défi en créant sa propre société d’impression à Guipavas. Une passion qu’il n’a plus quittée depuis. Rencontre avec l’un des membres historiques du Lab.

« Le Lab permet aux entreprises de se rencontrer et de se connaître indirectement, par l’intermédiaire de projets désintéressés et foncièrement bienveillants tournés vers la mer. J’aime beaucoup le fait que la West Team affirme son ambition avec autant de sobriété »

Marc Le Gall

Parle-nous du Reprographe ?

« J’ai créé Le Reprographe le 1er avril 1995, et ce n’est pas une blague ! (rires). Nous étions alors aux prémices de l’impression numérique. Lors du lancement de mon activité, j’ai pu compter sur mon réseau professionnel pour réaliser mes premières commandes, notamment auprès du Télégramme et des précédentes agences de communication pour lesquelles j’avais travaillé. Leur aide nous a été très précieuse pour démarrer et faire connaître Le Reprographe au sein de la région brestoise, puis à l’échelle de la Bretagne. Et puis, il y a une vingtaine d’années, l’imprimerie numérique a débarqué et s’est très rapidement imposée comme l’imprimerie de demain. Notre profession a connu des transformations énormes, les nouvelles techniques d’impression réduisant considérablement les délais de réalisation. Auparavant il fallait passer par un photograveur pour l’impression offset. Cela représentait des phases de création beaucoup plus longues, complexes et coûteuses… Le métier a ensuite évolué très vite. Nous n’avions même pas le temps d’amortir certaines machines qu’elles étaient déjà obsolètes ! Nous étions constamment en train d’investir dans de nouveaux outils de production. Je me rappellerai toujours du premier traceur que nous avions acheté ; deux ans et demi plus tard, il croupissait déjà au fond de la cave !

Le Reprographe est aujourd’hui spécialisé dans l’impression numérique, sur une multitude de supports (papier, tissu, bâche…). Nos équipements nous permettent de faire du très petit format (carte de visite) comme du très grand, à l’échelle d’une façade d’immeuble par exemple ! Nous avons ainsi réalisé l’impression de la peinture de Paul Bloas sur le bâtiment Grand Large, la flottille d’avions visible sur les vitres de l’aéroport de Brest, les très grandes photos signées par Ewan Lebourdais visibles devant l’Arsenal (pour le compte de Naval Group), le scanner du service Pédiatrie de l’Hôpital Morvan et la signalétique / déco des différents hôpitaux brestois. Des projets réellement passionnants, que je mène avec mon équipe de huit salariés à Brest, en Bretagne, mais également à l’échelle nationale (Musée National de la Marine, Cité des Sciences à Paris, Festival de la BD d’Angoulême…). »

Un mot sur l’actualité de ton entreprise ?

« Nous sommes aujourd’hui équipés de machines nous permettant d’obtenir une qualité d’impression répondant à un niveau d’exigence très pointu. Ainsi, nous travaillons beaucoup pour les musées et pour des expositions partout en France. J’ai en tête un exemple très parlant. Alors que nous devions reproduire une page de l’un des carnets de Picasso, le responsable de l’exposition s’est bien trouvé incapable de reconnaître le document original de la copie ! La ressemblance était bluffante !

Malheureusement la crise sanitaire du Covid-19 est passée par là… Alors que notre carnet de commandes comptait entre autres une dizaine d’expositions à honorer fin mars 2020, tout s’est vu annulé ou reporté à l’année prochaine. Cela représente une perte de chiffre d’affaires conséquente pour l’année en cours… Comme beaucoup d’autres, notre entreprise n’a pas été épargnée par la crise.

Malgré tout, nous restons concentrés sur le positif car de jolis projets nous attendent. Depuis sa création, nous collaborons avec le Fonds Hélène & Édouard Leclerc pour la Culture (à Landerneau). Tous les six mois, de nouvelles expositions sont organisées, mettant en avant des artistes parmi lesquels des pointures à l’image de Miro, Chagall ou bien Picasso. La prochaine exposition sera consacrée à l’œuvre d’Enki Bilal, l’un des ténors français de la BD. Une expo très ancrée dans l’air du temps à mon sens, cet artiste ayant déjà réalisé des bandes dessinées sur les virus. Le Reprographe prend en charge toute la signalétique extérieure, intérieure et la déco qui intègre la mise en scène autour de cette expo, qui sera ouverte mi-juillet. Ces collaborations artistiques sont vraiment très enrichissantes. »

Comment s’est déroulée ta première rencontre avec la West Team ?

« Avant d’entendre parler de la West Team, je connaissais bien Léo Maurin (régatier en Diam 24 au sein de la West Team Contest), qui est un ami proche de mon fils. Le Reprographe était modestement engagé à ses côtés, en l’accompagnant du mieux possible dans son projet sportif. Et puis j’ai fait la rencontre d’Ewan (Lebourdais), qui était venu nous rendre visite à Guipavas pour réaliser quelques tirages photos. Une chose en entraînant une autre, il m’a présenté la West Team et j’ai été rapidement séduit par le projet. »

« Je rêve de voir plusieurs jeunes accompagnés par le Lab revenir un jour à Brest avec une médaille olympique autour du cou !  Beaucoup d’entre-eux ont, à mon avis, la capacité d’atteindre un tel niveau ! »

Marc Le Gall

Qu’est-ce qui t’a poussé à rejoindre le Lab, le club d’entreprises de la West Team ? 

« C’est vraiment notre relation avec Léo (Maurin) qui a été le point de départ. J’avais depuis longtemps la volonté de l’accompagner dans ses projets sportifs à travers mon entreprise. Jusque-là on tâtonnait, en aidant Léo comme on le pouvait. Malgré toute notre bonne volonté, nous avions le sentiment de l’aider assez maladroitement. Et puis la West Team a lancé le Lab en 2017. A travers cette structure multi-entreprises locale, je peux désormais mener à bien cette ambition et m’impliquer auprès de Léo et de bien d’autres jeunes, de manière professionnelle ! A travers son réseau d’affaires, la West Team nous assure que notre financement sera employé de manière optimale, en toute transparence. Je suis très heureux de pouvoir rencontrer tous ces jeunes et de suivre leur progression depuis bientôt trois ans. »

Quelles valeurs retrouves-tu au sein du West Team Lab ?

« Le Lab est une organisation qui s’engage pour faire bouger les lignes sur Brest, à travers la pratique des sports nautiques. C’est tout d’abord cette dynamique qui m’a séduit et j’ai adoré l’idée d’adhérer à ce mouvement qui encourage la relève de la voile sportive. Nous avons un super vivier de graines de talents à Brest et je crois que nous avons vraiment tous cette même volonté de donner la parole à nos jeunes espoirs. Je pense que les hommes et les femmes de ma génération sont aujourd’hui vraiment désireux de voir revenir la voile de compétition ici, sur Brest. Nous avons vu la voile sportive et la course au large s’envoler vers d’autres villes comme Lorient ou Port-la-Forêt… A travers le Pôle France, Brest Bretagne Nautisme (BBN) et la West Team, nous sommes sur la bonne voie ; on sent une dynamique nouvelle autour de la rade !

J’ai ensuite été frappé par l’humilité des membres de ce réseau d’affaires. Je crois quelque part que c’est cette proximité avec la mer qui nous impose de rester modestes. Tout le monde est très discret dans sa démarche et j’observe beaucoup d’empathie dans nos relations au sein du club… J’aime beaucoup le fait que la West Team affirme son ambition avec autant de sobriété. Nous ne sommes pas là pour faire du « tape à l’œil ». Le Lab permet aux entreprises de se rencontrer et de se connaître indirectement, par l’intermédiaire de projets désintéressés et foncièrement bienveillants tournés vers la mer. Lors des réunions, il est rare que nous parlions de nos jobs respectifs ; il faut dire que nous sommes tellement heureux de nous retrouver et de parler bateau ! L’ambiance est vraiment conviviale. Moi qui suis d’un naturel timide, je me sens vraiment super à l’aise lors des événements du Lab. Je suis dans mon élément ! »

La West Team en trois mots ?

« Dynamique, ambitieuse, précurseur. »

Le Lab en trois mots ?

« Solidarité, convivialité, proximité. »

Comment imagines-tu la West Team de demain ?

« Je souhaite que la West Team puisse monter en puissance et continuer de grandir, sans jamais perdre son état d’esprit actuel. Notre organisation pourrait alors devenir un partenaire incontournable au sein du paysage brestois, en occupant une place de choix dans la mise en place d’événements et de rencontres nautiques. Je rêve également de voir plusieurs jeunes accompagnés par le Lab revenir un jour à Brest avec une médaille olympique autour du cou !  Nous attendons déjà l’échéance 2021 avec impatience, au cours de laquelle nous suivrons de très près le duo Camille Lecointre / Aloïse Retornaz en 470. Beaucoup de nos jeunes ont, à mon avis, la capacité d’atteindre un tel niveau en prétendant à un titre olympique ! »

Retrouvez-les en ligne :

Le Reprographe, impression numérique à Brest Guipavas

CRÉDITS PHOTOS

Header : © Maxime Poriel – Photo portrait Marc Le Gall : © Ewan Lebourdais – © Freepik